Assurance de l'exploitation agricole : couvertures, prix et aides
La franchise légale en cas de catastrophe naturelle est de 10 % des dommages, avec 1 140 € minimum, sur un bien professionnel (préfecture d'Indre-et-Loire). L'assurance de l'exploitation regroupe les dommages aux biens, la responsabilité civile, obligatoire pour tout tracteur, et, en option, la perte d'exploitation.
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Assurance de l'exploitation : l'essentiel en chiffres
Les repères à connaître avant de vous lancer, avec leur source.
| Repère | Chiffre | Source |
|---|---|---|
| Franchise catastrophe naturelle, biens pro | 10 % des dommages | Préfecture d'Indre-et-Loire |
| Franchise CatNat minimale, biens pro | 1 140 € | Préfecture d'Indre-et-Loire |
| Franchise CatNat, fissures sécheresse | 3 050 € | Préfecture d'Indre-et-Loire |
| Aide sur la prime d'assurance récolte, 2026 | 70 % | Ministère de l'Agriculture, janv. 2026 |
Assurance de l'exploitation : chiffres relevés par l'Équipe éditoriale DirectAgri, à jour au 29/10/2026. Notre méthode
Assurance de l'exploitation : de quoi parle-t-on ?
En bref
- 5 types : Bâtiments et stocks, Matériel et véhicules, Cheptel, Responsabilité civile exploitation…
- 2 aides à étudier : Épargne de précaution (DEP), PCAE investissements
- À prévoir : Déclarer un sinistre
- Accompagnement : sans frais pour vous. DirectAgri est rémunéré, à prix fixe, par le professionnel qui vous est présenté, jamais par vous
L'assurance de l'exploitation, souvent appelée multirisque agricole, réunit dans un même contrat ou dans plusieurs contrats les dommages aux biens (bâtiments, stocks, matériel, animaux), la responsabilité civile de l'exploitant et, en option, la perte d'exploitation. L'assurance de l'exploitation ne couvre pas les pertes de récolte au champ dues au climat, qui relèvent de l'assurance multirisque climatique et de l'indemnité de solidarité nationale.
Tout véhicule terrestre à moteur, tracteur et automoteur compris, doit être assuré en responsabilité civile (article L211-1 du Code des assurances). La couverture catastrophes naturelles s'ajoute d'office aux contrats dommages. Pour les biens professionnels, les conditions de la couverture tempête dépendent désormais de l'usage et de la nature des biens (article L122-7) : relisez-les.
des dommages, avec 1 140 € minimum : franchise légale catastrophe naturelle sur les biens professionnels.
Source : Préfecture d'Indre-et-Loire · consulté en 2026Assurance de l'exploitation : les différents types
Chaque solution répond à un usage et à des contraintes différentes.
- 1
Bâtiments et stocks
Hangars, stabulations, silos, serres, habitation sur l'exploitation, ainsi que fourrages, engrais et récoltes engrangées. Les risques de base sont l'incendie, la foudre, l'explosion, le dégât des eaux, la tempête et la grêle sur toiture. Vérifiez la valeur retenue : valeur à neuf ou vétusté déduite.
- 2
Matériel et véhicules
Tracteurs, automoteurs, remorques, outils attelés, matériel d'irrigation. La responsabilité civile des véhicules à moteur est obligatoire, même pour un engin qui roule peu. Les dommages au matériel lui-même (bris, vol, incendie, renversement) relèvent d'options. En CUMA, précisez qui assure quoi.
- 3
Cheptel
Mortalité des animaux par accident, maladie, foudre ou électrocution, dans les bâtiments ou au pré selon les contrats. L'article L122-7 du Code des assurances exclut de la couverture incendie légale le cheptel vif hors bâtiment : cette couverture doit donc être prévue explicitement.
- 4
Responsabilité civile exploitation
Elle prend en charge les dommages causés à des tiers : animaux divaguant sur la route, dérive de traitement sur une parcelle voisine, visiteur blessé dans la cour, pollution accidentelle. Si vous faites de la vente directe, de l'accueil à la ferme ou des travaux pour d'autres agriculteurs, ces activités doivent être déclarées à l'assureur pour être couvertes.
- 5
Perte d'exploitation
Après un sinistre, elle compense la marge perdue et les charges qui continuent de courir : lait non livré après l'incendie d'une salle de traite, achats de fourrage, location de matériel. Sa durée d'indemnisation et son mode de calcul varient fortement d'un contrat à l'autre.
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Assurance de l'exploitation : les aides à étudier
Déposez toujours la demande avant de signer un devis ou de commencer.
Épargne de précaution (DEP)
Déduire une partie du bénéfice agricole à condition de l'épargner pour les coups durs.
OrganismeAdministration fiscale (DGFiP)InvestissementPCAE investissements
Subvention régionale aux investissements en bâtiment, équipement et environnement, sur appels à projets.
OrganismeRégion (FEADER) avec l'État et parfois les Départements et agences de l'eau ; paiement par l'ASPAssurance de l'exploitation : les démarches à prévoir
Dans l'ordre où elles se présentent le plus souvent.
Déclarer un sinistre
Déclarez tout sinistre à votre assureur dans le délai prévu au contrat et conservez les preuves : photos, factures, registre d'élevage, comptabilité. En cas de catastrophe naturelle, l'indemnisation suppose un arrêté interministériel de reconnaissance pour votre commune. La franchise légale sur les biens professionnels est de 10 % des dommages, 1 140 € minimum, selon la préfecture d'Indre-et-Loire.
Mettre à jour votre contrat
Chaque nouveau bâtiment, panneau solaire en toiture, matériel acheté ou activité de diversification doit être déclaré à l'assureur. Le Code des assurances (article L113-2) oblige l'assuré à déclarer en cours de contrat les circonstances nouvelles qui aggravent les risques. Un contrat qui ne suit pas l'évolution de la ferme expose à une indemnisation réduite en cas de sinistre.
Assurance de l'exploitation : comment bien choisir
Les points à vérifier avant de vous engager.
La valeur assurée
Comparez la valeur déclarée de vos bâtiments et de votre matériel avec leur coût de remplacement actuel. Un capital sous-évalué entraîne une indemnité réduite. Demandez si le contrat indemnise en valeur à neuf et à quelles conditions. Refaites le point après chaque investissement.
Les exclusions
Lisez la liste des exclusions ligne par ligne : bâtiments non entretenus, matériel non gardé, animaux au pré, installations électriques non contrôlées, stockage de produits inflammables. Ce sont souvent elles qui expliquent un refus d'indemnisation. Demandez où chaque risque de votre ferme est couvert.
Les franchises
Une franchise élevée baisse la prime mais laisse les petits sinistres à votre charge. Regardez la franchise de chaque volet : bâtiments, matériel, cheptel, responsabilité civile. Les franchises catastrophes naturelles sont réglementaires et ne se négocient pas. Rapprochez le total de votre trésorerie.
Les activités couvertes
Vente à la ferme, gîte, travaux pour des tiers, méthanisation, production solaire : chaque activité hors production agricole classique doit figurer au contrat. Sinon, un sinistre lié à cette activité risque de ne pas être pris en charge. Faites la liste de tout ce qui se passe sur votre exploitation avant le rendez-vous.
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Assurance de l'exploitation : faites étudier votre projet
Quelques questions en ligne, et nous étudions votre projet avec vous, gratuitement.
Ce que l'on étudie ensemble
- L'inventaire de vos bâtiments, matériels et animaux, avec leur valeur de remplacement
- Vos activités annexes : vente directe, accueil, travaux pour des tiers, énergie
- Les couvertures obligatoires et celles qui manquent à votre contrat actuel
- Vos franchises et votre capacité à absorber un sinistre
- DirectAgri ne vend ni ne conseille aucun contrat : le rendez-vous se fait avec un intermédiaire en assurance immatriculé à l'ORIAS

Comment ça se passe ?
Nous étudions votre projet
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Un professionnel de votre secteur
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Vous faites votre choix
Vous êtes libre d'accepter ou non sa proposition. Aucun frais pour vous, à aucune étape.
Assurance de l'exploitation : les réponses détaillées
Une page par question, avec les chiffres et leurs sources.
Assurance de l'exploitation : vos questions
DirectAgri est-il un assureur ou un courtier ?
Non. DirectAgri ne vend, ne distribue et ne conseille aucun contrat d'assurance. Nous faisons avec vous l'inventaire de vos risques, puis, si vous l'acceptez, nous vous proposons un rendez-vous avec un intermédiaire en assurance immatriculé à l'ORIAS. Son nom vous est donné avant tout envoi. Lui seul peut comparer des contrats et vous conseiller.
Mon tracteur doit-il être assuré s'il ne sort jamais de la ferme ?
Oui. L'article L211-1 du Code des assurances impose une assurance de responsabilité civile à toute personne dont un véhicule terrestre à moteur peut causer des dommages, ce qui inclut tracteurs et automoteurs. Un engin qui ne quitte pas vos parcelles peut tout de même blesser un tiers ou causer un incendie. Vérifiez que chaque engin figure bien au contrat.
Mes animaux sont-ils couverts au pré ?
Pas forcément. L'article L122-7 du Code des assurances exclut le cheptel vif hors bâtiment de la couverture incendie prévue par la loi, tout comme les récoltes non engrangées. La mortalité au pré par foudre, accident ou maladie doit donc être prévue par une option. Pour les dégâts causés par vos animaux à autrui, c'est votre responsabilité civile qui joue.
Une catastrophe naturelle est-elle indemnisée automatiquement ?
Non. Il faut un arrêté interministériel qui reconnaît l'état de catastrophe naturelle pour votre commune, et un contrat dommages en cours. La franchise légale sur les biens professionnels est de 10 % des dommages, avec 1 140 € minimum et 3 050 € pour les fissures liées à la sécheresse, selon la préfecture d'Indre-et-Loire. Les récoltes sur pied relèvent de l'assurance récolte.
La grêle sur mes récoltes est-elle couverte par ce contrat ?
Non. Les récoltes non engrangées sont exclues de la couverture incendie légale (article L122-7) et relèvent de l'assurance multirisque climatique, aidée à 70 % sous conditions depuis 2023, selon le ministère de l'Agriculture. Le contrat d'exploitation couvre en revanche les récoltes stockées dans vos bâtiments.
Dois-je déclarer mes panneaux solaires à mon assureur ?
Oui. Le Code des assurances (article L113-2) oblige l'assuré à déclarer en cours de contrat toute circonstance nouvelle qui aggrave les risques. Une toiture photovoltaïque modifie le risque incendie et la valeur du bâtiment. Signalez aussi la vente d'électricité : la responsabilité civile liée à la production d'énergie n'est pas toujours incluse dans un contrat agricole de base.
Quelle est la franchise en cas de catastrophe naturelle ?
10 % des dommages, avec 1 140 € minimum, pour les biens professionnels ; 3 050 € pour les fissures liées à la sécheresse, selon la préfecture d'Indre-et-Loire. Ces franchises sont fixées par la réglementation et ne se négocient pas. Elles s'appliquent après un arrêté de reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle de votre commune.
L'assurance de l'exploitation couvre-t-elle la perte d'exploitation ?
Seulement en option. La perte d'exploitation compense la marge perdue et les charges fixes qui continuent après un sinistre couvert, comme un incendie de bâtiment. Elle doit être demandée au contrat et chiffrée sur vos charges réelles. Vérifiez la durée d'indemnisation et les sinistres couverts.
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